Pont du Gard et Patrimoine
Assemblée générale ordinaire

PDGP renouvelle son exigence : libre accès piétons au pont du Gard

Unanimité pour employer tous moyens légaux pour rétablir la liberté
lundi 27 janvier 2014 par Jean-Yves Gréhal

L’association Pont du Gard et Patrimoine a tenu son assemblée générale annuelle le samedi 25 janvier. 137 de ses 253 adhérents étaient présents ou représentés.

Gérard Extier, président, a présenté le rapport moral 2013 faisant ressortir le dynamisme de l’association dont le cycle de conférences, en partenariat avec la Communauté de Communes du Pont du Gard, confirme son succès (jusqu’à 160 auditeurs pour Jean-Claude Golvin à Vers-Pont du Gard). Les autres activités ouvertes à tout public ont permis à des centaines de personnes principalement du Languedoc-Roussillon et de PACA de découvrir gratuitement l’aqueduc de Nîmes et de mieux connaître le pont du Gard.

L’audience du site internet ne cesse de croître. Tous les indicateurs sont donc au vert, le seul problème de l’association étant de recruter assez de bénévoles pour satisfaire les demandes qui lui sont adressées et développer de nouvelles initiatives.

Jean-Yves Gréhal, vice-président, a exposé la question du libre accès des piétons au pont du Gard qui a mobilisé –bien malgré elle- l’association en 2013. Première à prendre position pour le rétablissement du libre accès, Pont du Gard et Patrimoine est totalement engagée pour l’abrogation du « péage piétons ».

Un « black out » ayant été organisé sur l’information, l’association a dû attendre cinq mois pour avoir connaissance, grâce à la commission d’accès aux documents administratifs (la CADA), des documents pertinents et des procès verbaux des CA de l’EPCC. A sa stupéfaction, elle a constaté que le « péage piétons » n’a jamais été avalisé par le CA. La direction de l’EPCC aurait donc de son propre chef (sauf omission dans les PV !), institué le « péage piétons » remettant ainsi en cause les engagements de gratuité du conseil général. En faisant payer les piétons pour emprunter des circulations publiques, elle viole de façon grossière et évidente la légalité républicaine.

L’association a d’abord misé sur le dialogue et l’explication, espérant qu’un retour à la raison et au respect du droit permettrait de revenir « en douceur » à la situation prévalant jusqu’en 2012 qui donnait globalement satisfaction, tout en assurant un bon niveau de recettes à l’EPCC.

Bien que les offices de tourisme d’Uzès et du Pont du Gard, la Communauté de Communes du Pont du Gard, de nombreuses associations et des socioprofessionnels –beaucoup d’entre eux regroupés au sein du collectif « Liberté-gratuité-Pont du Gard », appuyés par plus de 12.000 signataires de leurs pétitions Internet et papier- aient exigé le retour au libre accès des piétons, la direction de l’EPCC a persisté dans sa position, ignorant les arguments de légalité comme les démonstrations les plus argumentées de l’inopportunité de sa décision.

Confronté à ce blocage, Pont du Gard et Patrimoine a décidé de porter devant la juridiction administrative la question de la libre circulation des piétons dans les espaces publics du site du pont du Gard. Elle a confié ses intérêts à Maître Christian Huglo.

Sans ignorer la probable illégalité des « gratuités Gardois » improvisées par la direction de l’EPCC sans l’aval de son conseil d’administration (le CA n’a instauré de « gratuités » que pour les habitants de Vers-Pont-du-Gard, Castillon-du-Gard et Remoulins) pour apaiser les protestations soulevées par le « péage piétons », Pont du Gard et Patrimoine ne les combattra pas, laissant la direction rendre compte au Conseil Général du Gard d’une mesure entraînant une perte de recettes d’au moins 400.000 euros par an pendant trois ans, durée des conventions qu’elle a passées avec les communes gardoises. La direction de l’EPCC devra sans doute aussi s’expliquer de la promotion des « gratuités » à pleines pages de publicité payante dans la presse !

Pont du Gard et Patrimoine ne contestera pas non plus la possible infraction que constitue la vente forcée des prestations muséographiques aux usagers des parkings. Il en va de la viabilité économique de l’établissement, donc de sa survie dans son statut juridique actuel. Or Pont du Gard et Patrimoine ne veut prendre aucune initiative qui risquerait, en entraînant la disparition de l’EPCC, d’avoir des conséquences dramatiques sur son personnel.

Pont du Gard et Patrimoine observe enfin, que l’EPCC n’a, à ce jour, fixé aucun tarif pour 2014 mais n’en continue pas moins à percevoir des droits d’entrée dépourvus de base juridique. Les CA des 12 décembre 2013 et 16 janvier 2014 auraient permis de fixer les tarifs. La direction de l’EPCC aurait pu prendre en temps utiles des avis qualifiés. Il est téméraire d’agir comme elle l’a fait, empêchant les administrateurs de débattre de la gratuité comme certains voulaient le faire. Un avis d’appel d’offres pour une analyse juridique de la situation de l’EPCC n’a été publié que la semaine dernière.

La stratégie de Pont du Gard et Patrimoine et son engagement irréversible en faveur du rétablissement du libre accès piétons, y compris par l’engagement d’un contentieux administratif, ont été ratifiés à l’unanimité par l’assemblée générale ordinaire. Ce vote récompense le dynamisme et l’audience des activités culturelles de Pont du Gard et Patrimoine et la défense intraitable du libre accès des piétons au pont du Gard.


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