Pont du Gard et Patrimoine

Le cadre géographique

mercredi 28 janvier 2009 par PdGP

L’aqueduc de Nîmes parcourt un triangle dont les sommets sont marqués par les villes d’Uzès, de Remoulins et de Nîmes.

Au nord d’Uzès, la garrigue de Lussan est calcaire. A l’ouest, le Gardon coule dans une vallée profonde, dominée par les garrigues de Nîmes. A l’est de Remoulins, le plateau d’Estézargues est relativement haut : entre 100 et 200 mètres. L’ensemble délimite un triangle bien connu pour sa sécheresse estivale.

La garrigue d’Uzès et de Vers :

Couverte de chênes vert (yeuses), ces garrigues caractérisent le paysage de l’aqueduc à l’est de l’Uzège. Le relief, la nature du sol, l’échelle de variation des altitudes, les débits très variables des cours d’eau sont autant de données que les Romains ont dû prendre en compte dans la conception de l’aqueduc.

Le support est calcaire. La mollasse du miocène constituant le fond marin s’y est déposée durant des millions d’années. Cette structure solide, relativement homogène, constitue la mollasse qu’on appelle dans la région "pierre du pont du Gard".

Les altitudes varient de 140 mètres au-dessus d’Uzès à 18 à 20 mètres sur les bords du Gardon. Elles sont inférieures à 65 mètres, altitude moyenne de l’aqueduc, en plusieurs points de la commune de Vers-Pont-du-Gard, ainsi que dans les vallons entre le Pont du Gard et Remoulins. Ces point bas ont amené les géomètres romains à prévoir la construction de structures extérieures.

Les bois de Remoulins

On trouve une série de vallons plus ou moins profonds et perpendiculaires au cours du Gardon au delà du pont du Gard. L’ouvrage romain suit de près les lignes de niveau. Le tracé décrit une succession de méandres profonds cependant partiellement coupés par des ouvrages en élévation qui en diminuent la longueur et atténuent les inconvénients dûs à la faiblesse de la pente, tout en évitant d’imposer à la conduite des courbes de trop faible rayon.

La terre végétale est peu abondante. La roche calcaire affleure du sol à bien des endroits. Les modifications géologiques ont donné naissance à de nombreuses grottes. Les vents du nord transportent le sable du Gardon jusque dans ces vallons où la végétation s’adapte. Les bois de garrigue, épais dans les vallons, réduits à des taillis au voisinage des sommets, sont presque toujours enchevêtrés de salsepareilles.

L’étang de Clausonne

A la limite des bassins du Gardon et du Vistre, l’étang de Clausonne, aujourd’hui asséché, faisait obstacle sur le parcours de l’aqueduc. Pour n’avoir pas à le contourner, les concepteurs de l’ouvrage durent vider l’étang pour installer la conduite deux mètres au dessous de son fond.

La plaine du Vistre, de Lédenon à Marguerites

L’altitude s’est abaissée pour atteindre des côtes tout à fait convenables - entre 60 et 65 mètres - dans un sol d’alluvions la plupart du temps. Le canal, souvent enterré, n’est pratiquement pas visible. La récupération des eaux lors de la période post-romaine se faisait par soutirage à partir de puits ou de regards.

Les collines de Nîmes

A partir de Courbessac, l’aqueduc longe les rives ou se dissimule sous les coteaux, les serres selon leur dénomination locale. Le canal romain entame ou franchit souterrainement : Serre Françoise, Serre Paradis, Les Justices Vieilles, Serre Cavalier, Ventabren, le Mont Duplan, le Mont Margarot.


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