Combe Roussière

jeudi 28 décembre 2017
par  PdGP

Le pont a disparu : trop proche de la route, ses pierres ont été récupérées à partir du haut Moyen Age par les riverains, les moines bâtisseurs. Il ne reste du monument que les culées amont et aval construites en petit appareil de moellons taillés dans la molasse.

Combe Roussière

Combe Roussière culée amont
Le pont a été démantelé. Seules subsistent les culées. Ici, la culée amont.

Compte tenu de la hauteur des parois, de la cote du radier voisine de 65 m, de la cote du fond de la vallée voisine de 40 m, ce pont devait atteindre plus de 25 mètres de hauteur. Il était donc plus haut que les arènes de Nîmes.

Selon des archéologues ( E. Espérandieu en 1926 - MM. Fabre, Fiches et Paillet en 1990 ) qui ont étudié l’ouvrage, le pont comportait deux étages d’arches. Le premier étage était constitué de trois arches dont les fouilles ont été mises à nu lors d’études conduites dans les années 1990.

Le pont s’étendait sur une centaine de mètres. Sur le fond de la culée aval, les archéologues du C.N.R.S ont mis en évidence une couche de mortier de tuileau sur le dépôt grossier qui recouvre le radier. Ce mortier n’est pas recouvert de concrétions. Il fit donc l’objet d’une des opérations de réhabilitation de la fin de la période d’utilisation de l’aqueduc.

Bien qu’il soit peu connu et qu’aucun peintre ne l’ait immortalisé, le Pont de la Combe Rousssière mérite qu’on lui consacre un moment.